elles font apparaître dans leur voisinage toute une galaxie d’images et de mots, une intarissable réserve de fictions. Cet équipement est aussi une mise à distance qui permet la progression d’une pratique plastique dégagée, abstraite, essentiellement axée sur les relations formelles et chromatiques. Affranchie des préoccupations narratives, la forme peut ainsi explorer librement le vaste territoire de la perception. Au cœur du travail, seuls importent alors les différents modes d’apparitions et d’effacements, les variations infinies de rencontres, l’impact silencieux et tonique de la couleur.
Après une réalisation in situ pour le Musée d’Art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand au cours de l’été 2005, Pierre Mabille et Franck Bordas s’associent aujourd’hui autour de “l’air suspendu”, des prototypes conçus pour la Librairie Saint Hubert, composés de grands tirages numériques.